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Les coûts de transaction s’assimilent à la somme des coûts engendrés avant le processus de fabrication d'un bien ou la fourniture d'une prestation de service, à laquelle on ajoute les coûts commerciaux.

Ces coûts concernent aussi ceux engendrés par la relation entre les entreprises et l’administration (à commencer par le Fisc). Tour d'horizon des coûts de transaction et de leur cadre théorique.

Coûts de transaction :  définition

Une entreprise opérant sur un marché supporte une série de coûts liés à l'échange de biens ou de services.

On distingue deux grands types de coûts.

Les premiers sont liés au transfert physique des biens économiques nécessitant un stockage, un transport et le versement de primes d’assurance. Ils se superposent aux coûts de production de l’entreprise.

Les coûts de transaction apparaissent lors d’une externalisation. Ils sont notamment occasionnés par les transferts des droits de propriété.

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Ils intègrent la recherche de l'information, la négociation des contrats, les honoraires des conseils juridiques, les coûts d’opportunité qui (comme la caution) garantissent le respect des clauses contractuelles, la friction fiscale, etc.

Le cumul des coûts de transaction diminue la performance des entreprises. Aussi sélectionnent-elles les formes d’organisations et de contrats les mieux adaptées afin de les réduire au minimum.

Théorie des coûts de transaction

Développée des la fin des années trente par Ronald Coase, dans un article de 1937 intitulé « The Nature of the Firm », la théorie des coûts de transaction est ensuite systématisée par le prix Nobel d’économie Olivier Wiliamson.

Pour cet économiste né en 1927, toute transaction économique engendre des coûts préalables à leur réalisation. Du fait des incertitudes qui leurs sont liées, ainsi que du contexte dans lequel elles se déroulent, ces transactions produisent des coûts diminuant la performance des entreprises.

Dès lors, les agents économiques recherchent (opportunisme) des arrangements institutionnels permettant de les minimiser et de les faire tomber sous le prix du marché.

La théorie d'Olivier Williamson débute par l’analyse des composantes de ces transactions (appelés les « attributs ») et des structures qui les réalisent, les firmes, dont les modèles de fonctionnement sont multiples (hiérarchiques ou hybrides).

De là, selon Williamson, les agents prennent conscience qu’économiser sur les coûts de transaction est préférable à la la dilapidation résultant de choix guidés par le hasard ou l’intuition managériale.

Cette volonté de réduire les coûts conditionne le choix de modes de gouvernance adaptés.

Ces modes de gouvernance servent enfin de cadres référentiels pour les transactions, afin d’améliorer le retour sur investissement après coup.

En pratique, plusieurs solutions, comme l'externalisation ou le recours à la sous-traitance, peuvent être utilisés par les entreprises pour diminuer les coûts de transaction.

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