Investissement direct à l'étranger

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2021

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Les investissements directs à l'étranger (IDE en abrégé), désignent les investissements à travers lesquels les entités résidentes d’une économie acquièrent (ou ont acquis) un intérêt durable dans une entité résidente d’une économie étrangère.

Selon la Banque de France, on estime qu'il y a investissement direct lorsque l’entité investisseuse acquiert ou détient au moins 10 % du capital ou des droits de vote de l’entreprise investie.

Une fois la relation d’investissement direct constituée, l’ensemble des relations financières transfrontières entre l’investisseur et les sociétés qu’il contrôle, sont considérées comme des investissements directs et comptabilisés en tant que tels.

Selon la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), les flux d’IDE devraient se monter à 1 500 milliards de dollars en 2016, puis à 1 700 milliards en 2017.

Investissement direct à l’étranger : définition

Les investissements directs à l’étranger (IDE) désignent les investissements par lesquels des entités résidentes d’une économie acquièrent ou ont acquis un intérêt durable.

La notion d'intérêt durable implique l'existence d'une relation à long terme entre l'investisseur direct et la société investie et l'exercice d'une influence notable du premier sur la gestion de la seconde (détention d’au moins 10 % du capital ou des droits de vote d’une entreprise résidente d’un pays autre que le sien).

L'investissement direct comprend à la fois l'opération initiale entre les deux entités et toutes les opérations financières ultérieures entre elles et entre les entreprises du même groupe international.

Ces prises de participation peuvent prendre plusieurs formes. Les principales sont la création de sociétés ou d’établissements (investissements dits « greenfield »), les acquisitions, les fusions et le réinvestissement des bénéfices que les entreprises réalisent dans leurs filiales étrangères (bénéfices réinvestis).

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Différentes formes d’investissement direct à l’étranger

Les économistes distinguent plusieurs formes d’IDE :

  • Les investissements en capital social. Ils recouvrent les prises de participation de plus de 10 % dans des sociétés et comprennent également les souscriptions aux augmentations de capital et les dotations de succursales.
  • Les bénéfices réinvestis : il s’agit de la fraction non distribuée et mise en réserve des résultats opérationnels courants des filiales et des autres participations à l’étranger. Selon les règles internationales de consolidation, ces bénéfices sont pris en compte à hauteur de la quote-part du capital social détenu par un investisseur.
  • Les « autres opérations » ou « prêts entre affiliés » concernent des prêts entre les investisseurs directs et les entreprises dans lesquelles ils ont investi ainsi que des prêts entre entreprises appartenant à un même groupe situé dans plusieurs pays (même si elles n’ont pas de lien en capital social).

Malgré les recommandations du FMI, les prêts obligataires et les crédits commerciaux restent à ce jour retracés au sein des investissements de portefeuille et des crédits commerciaux donc dans d’autres rubriques que la balance des paiements.

Investissement direct « français » à l’étranger

Selon la Banque de France, le stock d’investissements français à l’étranger s’élevait à la valeur mixte du stock d’investissements directs français à l’étranger s’établissait autour de 1 050 milliards fin 2014 (en hausse du fait notamment de la dépréciation de l’euro face à la plupart des devises).

L’évaluation en valeur mixte signifie que les investissements directs en capitaux propres dans des sociétés cotées sont mesurés en valeur de marché, tandis que les investissements dans des sociétés non cotées sont mesurés à partir de la valeur comptable figurant au bilan des sociétés investies.

Selon la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), fin 2012, la France détenait le 5e stock mondial d’investissements directs à l’étranger, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Chine. Plus de 2 500 groupes français, hors secteur bancaire, possédaient au moins une filiale à l’étranger.

Tous secteurs confondus, les groupes multinationaux français détenaient alors plus de 33 300 filiales à l’étranger, employaient près de 5 millions de salariés et réalisaient un chiffre d’affaires de 1 078 milliards d’euros.

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