Créer son e-commerce en évitant les pièges

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Monter une boutique en ligne quand on n'y connaît pas grand-chose à la création de site Internet, c'est possible en passant par des prestataires. Mais attention, entre certains qui profitent de l'ignorance des entrepreneurs pour les emprisonner dans un contrat peu avantageux, et l’imprudence de certains commerçants, il est compliqué d’éviter les faux-pas.

Être propriétaire de son nom de domaine et sa boîte mail

Certains prestataires vendent des boutiques en ligne toutes faites avec nom de domaine. Ce qu'ils ne précisent pas directement à leurs clients, c'est que les noms de domaine leur appartiennent à eux, et non-pas aux clients.

Si l'entrepreneur souhaite se détacher de son prestataire, il est obligé de lui racheter le nom de domaine.

Le même raisonnement s'applique pour les adresses de messagerie électronique. Il est essentiel que l'entrepreneur ait le total contrôle des e-mails. Or, cela ne peut se faire que s'il est propriétaire du nom de domaine en son nom.

Se renseigner sur le coût total de création

On peut très bien créer un site Web sans graphisme, uniquement en y implantant des fonctions de base. Le coût de création restera alors relativement réduit.

Or, pour qu'une boutique en ligne se détache de la concurrence, elle doit comporter un graphisme attractif et des fonctionnalités efficaces.

Des prestations non obligatoires mais essentielles

Avant de choisir un prestataire :

  • vérifiez bien que son offre comprend ou non des prestations de graphisme ;
  • déchiffrez les conditions générales de vente, afin de mettre en avant ce qui est inclus dans le prix et ce qui ne l'est pas :
    • maintenance ;
    • coût d’une résolution de bug ;
    • numéro d’appel surtaxé ou pas, etc.

Méfiez-vous des packs « tout compris »

Certains prestataires font miroiter la réalisation d’un site web entier en un temps record. Fuyez ces solutions : elles ne prennent absolument pas en compte certains éléments essentiels comme le référencement naturel, les statistiques, etc.

Être réactif et présent vis-à-vis des clients

Croire que de créer une plate-forme en ligne suffira à « gérer » vos clients est une grossière erreur :

  • Ne misez pas tout sur l’aspect graphique : le client n’est pas dupe et se rendra compte très vite que le suivi, la navigation ou encore la mise à jour du catalogue n’est pas à la hauteur.
  • Lorsque vous vous absentez pour congés, ne croyez pas que votre absence de réponse au téléphone ou par mail sera suffisante :
    • Au contraire, celle-ci peut donner une image très négative à l’internaute cherchant à vous contacter, qui peut se sentir abandonné et aller voir la concurrence.
    • Prévoyez bien un message indiquant l’objet de votre absence et votre date de retour prévue.

Ne pas confondre trafic et chiffre d’affaires

Votre site est très visité ? C’est bien ! Mais si ce trafic ne se transforme pas en chiffre d’affaires, votre vitrine e-commerce n’aura pas rempli son objectif principal.

Importance du taux de conversion

La fraction de visiteurs qui réalise un achat par rapport au nombre de visiteurs total s’appelle le taux de conversion., ou taux de transformation.

Gardez à l’esprit que ce taux est encore plus important que le trafic lui-même :

  • En effet, si vous avez un fort trafic mais un taux de conversion faible, l’augmentation de vos revenus par une hausse supplémentaire de votre trafic aura des résultats aléatoires.
  • En revanche, si vous avez relativement peu de visiteurs mais un taux de conversion important, vous disposerez d’un levier important de chiffre d’affaires à partir du moment où vous parvenez à augmenter votre trafic par de la visibilité.

Optimiser le taux de conversion

L’idée est donc d’optimiser ce taux, en suivant certaines règles :

  • Règle des 3 clics : pour trouver le produit qui l’intéresse, l’internaute ne doit pas avoir à faire plus de 3 clics (règle parfois difficile à appliquer).
  • Loi de Miller, ou « principe du 7 plus ou moins 2 » :
    • C’est le principe selon lequel le cerveau humain peut traiter simultanément un maximum de 7 éléments (entre 5 et 9 tout du moins).
    • En pratique, cela implique qu’un menu de navigation doive compter un maximum de 7 éléments pour que le tout soit compréhensible par le lecteur.

Ne pas négliger la visibilité : l’importance du référencement

Certains « néo-e-commerçants » pensent qu’il leur suffit de mettre leur site en ligne pour qu’il soit visible par tous.

Or, il n’en est rien, et pour être visible, un site, même très bien fait, doit faire l’objet d’un référencement sur les moteurs de recherche.

Le credo de beaucoup de créateurs de sites Internet, est de proposer une prestation de référencement dans les moteurs de recherche. Mais de quel référencement s'agit-il ? Avant de choisir un prestataire, l'entrepreneur doit demander un détail précis des actions qui seront entreprises pour réussir le référencement :

  • type de référencement : naturel (SEO) ou payant (SEA) ;
  • adresse des blogs destinés à diffuser l'information ;
  • nombre de soumissions aux annuaires et de soumission d'articles sur des blogs…

Attention aux pièges juridiques

Lors du choix de votre nom de domaine, vous pouvez être tenté de faire apparaître le nom d’un concurrent pour :

  • drainer une part du trafic ;
  • tenter de cannibaliser la notoriété de l’entreprise adverse.

Ne jouez pas à ce jeu : cette forme de parasitisme (le cybersquattage), qui peut aller jusqu’à être qualifié de contrefaçon, peut être très lourdement sanctionné par des dommages-intérêts importants (dépassant parfois le million d’euros, selon la taille de l’entreprise et le préjudice causé).

Respecter la réglementation spécifique des plateformes numériques

Si votre site internet constitue une plateforme numérique, vous devez respecter un certain nombre d'obligations en matière d'information aux consommateurs, pour éviter les sanctions de la répression des fraudes.

Devoir d'information loyale et transparente

Les plateformes numériques ont l'obligation de fournir une information loyale et transparente aux utilisateurs, notamment sur :

  • les conditions générales d'utilisation de leurs services proposant une intermédiation entre les utilisateurs ;
  • les critères de référencement, de classement et de déréférencement des offres en ligne (biens ou services par exemple) ;
  • la qualité de l'annonceur, et les droits et obligations des parties en matière civile et fiscale, que les consommateurs soient mis en relation avec des professionnels ou des non-professionnels.
Lire l'article Ooreka

Pour plus d’informations pour bien faire tourner sa boutique sur le web :

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